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Le Régulateur du Rite de Cerneau - du 1er au 3ème degré

(Code: 9782352130895)

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Le Régulateur du Rite de Cerneau - du 1er au 3ème degré

 

Joseph Cerneau

En 1800 et 1801, on trouve parmi les membres de « La Réunion des Cœurs », et également de la loge « La Réunion Désirée » créée en 1784 et appartenant au Grand Orient de France, le nom de Joseph Cerneau. C'est à ce dernier que Dupotet remettra en juillet 1806 la patente Morin/Ménessier de Boissy, le nommant Député Grand Inspecteur.

 

Arrivé à New York en novembre 1806 Cerneau s'y lie d'amitié avec John W. Mulligan de la Grande Loge de New York, et fonde avec lui un Grand Consistoire en octobre 1807 et un Grand Conseil en octobre 1808.

 

Au cours de ces années, sous l'autorité de Joseph Cerneau de nombreux ateliers seront créés aux États-Unis et au Brésil. Dans le New York City Directory de 1809-1810, Joseph Cerneau est porté comme Grand Inspecteur Général, ancien Grand Commandeur et membre du Souverain Grand Conseil de Princes du Royal Secret.

 

Le 25 mai 1812 Cerneau ouvre un Suprême Conseil à New York. Germain Hacquet sera son représentant auprès du Suprême Conseil de France dès 1811, et auprès du Suprême Conseil du Grand Orient de France en 1816.

 

Jusqu'en 1812, en vertu de la patente qu'il avait reçue en 1806, Joseph Cerneau et les ateliers fondés par lui pratiquaient les 25 grades de l'Ordre du Royal Secret de Stephen Morin. Ensuite le rite sera organisé en 33 degrés, conformément aux « Grandes Constitutions de 1796 ». En effet, en Europe aussi les maçons n'étaient pas inactifs et feront évoluer les fondements constitutionnels des Suprêmes Conseils et la nature du Rite au travers de deux textes constitutifs.

 

Les Constitutions de 1762 avaient organisé le fonctionnement du Rite, divisé en 25 degrés et en 7 classes, et son gouvernement par un Souverain Conseil des Princes Sublimes.

 

Quelques années plus tard, à la suite de conflits et de rivalités, une nouvelle organisation, dirigée par Frédéric II de Prusse, créera, à Berlin, les « Grandes Constitutions de 1786 ».  Ces constitutions de 1786 ordonnent alors la hiérarchie en 33 degrés, affirment les valeurs essentielles du Rite, et représentent le ciment de tous les Suprêmes Conseils du R.E.A.A. unis sous la même devise : « Ordo ab Chao, Deus Meumque Jus » Ce Rite en 33 degrés sera très vite adopté par la maçonnerie américaine. L'Écossisme se développera alors dans les îles et sur le continent nord-américain notamment en Caroline du Sud, et s'organisera à Charleston entre 1796 et 1801.

 

À Propos du Suprême Conseil des Rites Confédères

En notre bref de passation des pouvoirs magistraux au TSFGérard KLOPPEL, nous avons fait allusion au Suprême Conseil des Rites Confédérés. Il est utile d’en préciser l’existence réelle.

Successeur du GMTEDER (Charles Détré), le GM Jean BRICAUD décida d’adopter pour les loges de Memphis-Misraïm les rituels du Rite Écossais Ancien Accepté. Celui-ci ne délivrant pas de patente de ce genre, il s’adressa au Suprême Conseil des Rites Confédérés des États-Unis et celui-ci lui adresse une patente en date du 30 septembre 1919. En cette patente, il conférait au GM Jean BRICAUD, pouvoirs de constituer des loges, chapitres, etc, pour le Rite de Cerneau (équivalent au Rite Écossais Ancien Accepté), au Rite Early Grand Scottish Rite (Rite Écossais Rectifié), et au Rite de Misraïm (non à celui de Memphis que le GMBRICAUD possédait déjà de par cette succession).(1)

Le GComm d’Honneur du Grand Orient de France, le TILLFJean CORNELOUP, a déploré en un de ses ouvrages que « les Francs-Maçons ne lisent pas… ». Il apparaît donc nécessaire de préciser pour les ignorants involontaires de la Franc-Maçonnerie (ils sont nombreux en toutes les obédiences) ce qu’était le Suprême Conseil des Rites Confédérés des États-Unis. Il n’était que l’antenne américaine du Grand Conseil des Rites Unis, fondé au début de l’année 1845 à Edimbourg et groupant à peu près tous les Rites maçonniques connus (Cf., R.S Lindsay, 33ème, Grand Secrétaire Général du Suprême Conseil du Rite Écossais Ancien Accepté pour l’Écosse, en son ouvrage « Le Rite Écossais pour l’Écosse, page 106). Il est également cité, sous le nom de Souverain Collège des Degrés Maçonniques Unis, (traduction Française fantaisiste), par la « Cyclopaedia of Fraternities – 2ème édition 1907, page 67), in « Étude sur la Franc-Maçonnerie Américaine » de Arthur PREUSS (Saint-Louis, USA, 1908).

La patente du 30 septembre 1919, délivrée à Jean BRICAUD par le Suprême Conseil des Rites Confédères des États-Unis, est citée PAR Albert LANTOINE en sous ouvrage « La Franc-Maçonnerie chez elle » (page 298, éd. Slatkine, Genève, 1981, 2ème édition revue et augmentée).

Albert LANTOINE, Grand Officier du Suprême Conseil de France du Rite Écossais Ancien Accepté, historien sceptique et voltairien, ne met pas en doute la réalité de cette patente, et, par voie de conséquence, la valeur maçonnique de l’autorité qui la délivra. Il ironise simplement sur le peu de résultats que le G BRICAUD en tira. Cette patente fut, par la suite, également citée par notre TILLFAlbert COOLS, en son essai sur l’Histoire du Rite Ancien & Primitif de Memphis-Misraïm en France », tiré en juin 1971. Précisons que cette patente, et les archives du dit Rite, furent saisies par la Gestapo en septembre 1941, par le truchement de la Milice du gouvernement de Vichy, et que nous n’avons jamais pu les récupérer.

Et le 26 mars 1944, le successeur du GM Jean BRICAUD, le TFConstant CHEVILLON, était arrêté par la police politique de Vichy, et assassiné dans la nuit qui suivit, à Lyon.

 Robert AMBELAIN

(1) Dans une lettre de 1919 JEAN BRICAUD confirme que le Grand Conseil des Rites Confédérés lui délivra une parente lui permettant d'établir en France « Tous les Rites » du Grands Conseil. Rite Écossais, Memphis et Misraïm Sanctuaire Mystique, Ordre Royal d'Écosse etc..